• Nobuta wo Produce, ce classique tellement cool

    Very cute, ce petit couple ! xD

    Je suis de retour avec un tout nouvel article. :) J'ai été absente ces derniers jours, je n'étais pas chez moi. J'ai fait ce qu'on va appeler un petit "break". Je suis sortie, je suis allée ailleurs, bref, j'ai eu envie de changer un peu le quotidien. Pendant ces quelques jours, j'en ai profité pour aller m'aventurer au château de Pierrefonds. Un château sympathique, j'ai pris la brochure japonaise de l'endroit à la sortie ( bah oui, que voulez-vous, je n'ai pas pu m'en empêcher, dès que je vois du japonais mes yeux brillent :3 ). J'ai aussi mangé pleins de choses tout au long de cette journée, frites, viande, grande glace pistache-vanille chantilly, croissant avec des fraises dedans et toujours et encore de la chantilly... J'ai fini la journée remplie comme jamais, j'ai de la chance de ne pas trop grossir pour le moment. ^^"

    Bref, le sujet d'aujourd'hui, pour mon retour, c'est "Nobuta wo Produce". Drama très connu dans le milieu des gens qui aiment le Japon, et aussi au Japon j'imagine du coup ! Bon, c'est pas autant un classique qu'Hana Yori Dango ( ça, même ma cousine l'avait vu alors qu'elle n'a jamais été vraiment branchée Japon comme je le suis, ça a priori touché large niveau public xD ) mais tout de même, pour moi ça reste un classique. On se sent comme obligé de le regarder à un moment ou à un autre dans sa vie.

    C'est plus forcément clair dans ma tête, ça fait un moment que je l'ai vu, mais je vais essayer de faire en sorte que ça soit "propre" quand même, si vous voyez ce que je veux dire. x) Bon, let's go, et pour démarrer, quoi de mieux que le traditionnel résumé ? :D

    "Nobuta wo Produce raconte une amitié improbable entre trois lycéens : Shuji, un jeune homme prêt à tout pour maintenir sa popularité malgré le mépris qu'il porte aux autres ; Akira le marginal maladroit et déguigandé ; Nobuta , la nouvelle du lycée, introvertie et rapidement maltraitée par ses camarades. Les jeunes hommes, touchés par la détresse de Nobuta , décident secrètement d'en devenir les producteurs pour en faire la fille la plus populaire du lycée. Mais malgré leur bonne volonté (réelle) et leur imagination (débridée), les difficultés s'enchaînent et les obstacles s'accumulent, révélant parfois un visage bien noir de l'humanité. Presque malgré eux, les trois adolescents noueront une amitié qui changera profondément leur manière d'envisager la vie et l'avenir."

    Nobuta wo Produce, ce classique tellement cool

    Un sujet sérieux qui est abordé : le harcèlement. Bien moins violent que dans le magistral "LIFE", mais tout de même...

    Je sais très bien que je vais pas forcément donner une idée de drama à regarder avec cet article car c'est le genre de truc que la majorité de mes lecteurs auront vu je pense, mais ici je tiens à donner mon avis sur la chose. "Nobuta wo Produce" a cet élément spécial qui a pour moi tout changé.

    Des personnages très attachants ! C'est même l'élément le plus important de cette série. Je crois que les personnalités des personnages ont été bien choisies. J'ai totalement adhéré à Akira, mais je le kiffe, mais d'une force, vous pouvez pas savoir. x) Il est vraiment très drôle, et puis ses réactions sont toujours assez imprévisibles et amusantes. C'est un peu le genre de looser lycéen avec qui j'aurais été amie, sans aucun doute. Toujours collé à Shuji, il m'a grandement fait sourire celui-là. :D

    Nobuta wo Produce, ce classique tellement cool

    Nobuta wo Produce, c'est aussi de la romance au rendez-vous avec Akira qui a l'air toujours bourré mais qui est adorable. xD

    Le personnage de Nobuta m'a moins tapé dans l’œil, c'est vrai. Beaucoup trop discrète, bien moins divertissante, bref, vous voyez un peu, je l'ai moins remarquée. C'est une personne introvertie, et sachez, si vous n'avez pas lu la partie "Qui suis-je ?" de mon blog, que j'en suis une aussi. C'est clairement pas toujours facile à vivre au quotidien, je ne l'expliquerais pas ici en détails dans cet article. En gros, pour ma définition personnelle, une personne introvertie c'est quelqu'un qui n'a pas besoin des autres H24, de les voir, de leur parler, de passer du temps avec eux sans cesse, et qui a besoin de moments de solitude pour recharger ses batteries, pour se ressourcer, car les interactions sociales l'épuisent ( sinon, ça finit en overdose, on s'enferme pour plus voir personne, on bénit chaque seconde passée seul au monde, je sais de quoi je parle je le vis, c'est un peu spécial ). Néanmoins, Nobuta je l'ai trouvée introvertie à l'extrême, toujours et à chaque fois la tête baissée, n'osant jamais la relever, bref, vous imaginez bien que je ne suis pas non plus comme ça, je fais des efforts. x) Ce personnage est peut-être alors tombé dans le cliché de la personne introvertie, extrêmement repliée sur elle-même, alors qu'en réalité, nous ne sommes pas tous comme ça ( bon d'accord, je suis pas ce qu'il y a de plus sociable sur cette planète mais j'avais des fois envie de lui crier "mais bouge-toi Nobuta !!" xD ). Néanmoins, je l'aime bien Nobuta. :)

     

    Nobuta wo Produce, ce classique tellement cool

    Quel swag dis-donc. x)

    Shuji ne me ressemble pas vraiment, c'est le mec de base populaire, et autant dire qu'avec moi pour la popularité, on repassera. J'ai jamais plu à tout le monde, ça c'est certain... x) Que ce soit à cause de mon caractère, de ma personnalité, de ma façon de m'habiller ou de parler, t'avait toujours des gens présents pour critiquer, du genre rumeurs et conversations de bas étages mixées à la sauce collégienne : "un jour elle est venue avec cette coiffure-là on aurait dit une vraie gamine", "elle met des râteaux à tous les mecs" et j'en passe... Les gens au collège ne vous laissent pas vivre votre vie sincèrement, c'est agaçant. Si j'ai envie de me coiffer d'une certaine façon je fais ce que je veux, et si j'ai refusé les avances de deux-trois mecs en sixième c'est parce que ça ne m'intéresse pas et que ma vie m'appartient encore jusqu'à preuve du contraire, je vais pas me forcer à sortir avec des garçons pour faire comme tout le monde, ah ça sûrement pas. M'enfin bon, depuis on m'a pas redemandé, je crois qu'ils ont compris. :p Rester soi-même vous vaudra toujours des remarques et des critiques, mais j'ai passé ce stade où on s'inquiète de ça, les autres sont dans l'âge bête où ils aiment parler des autres parce qu'ils ne s'aiment pas eux-mêmes. Quoique, y a toujours des adultes aussi pour faire ça, c'est assez triste à voir d'ailleurs. 

    Le fait que Shuji soit populaire est un élément assez étonnant car il se retrouve à traîner avec des gens un peu plus au bas de l'échelle, si je puis dire. Akira n'est pas vraiment le plus apprécié, et Nobuta est carrément harcelée. Je trouve ce détail particulièrement cool car au moins ces deux élèves qui ont bon cœur ne sont pas totalement délaissés, et qu'ils soient "sauvés" par l'élève populaire est vraiment intéressant. :D C'est pas tous les jours que ça arrive, dans la vraie vie !

    La relation qui a finie par se former entre ces trois lycéens est vraiment attendrissante et belle à voir. De la complicité et de la cohésion à perte de vue. J'ai regardé les épisodes de cette série très facilement, je ne me suis absolument pas obligée à regarder, c'était drôle, sympa, joli et bien fait.

    Ce que je retiendrais sans aucun doute de "Nobuta wo Produce", c'est les personnages non populaires qui sont sur le devant de la scène et qui ont le droit à leur moment de gloire. Cette idée me plaît vraiment, après tout, tout le monde mérite de briller ! ♥

    Allez, un petit bonus pour terminer, une scène que j'ai adoré x) :


    votre commentaire
  • Densha Otoko, l'histoire d'amour d'un otaku

    Densha Otoko. Pour ceux qui lisent mon blog depuis longtemps ( ou qui ont alors daigné s'aventurer dans les tréfonds de mon blog; je parle de la période 2015 et cie, j'écrivais vraiment moins bien, néanmoins je laisse les articles disponibles pour laisser une trace et pour que vous vous rendiez compte de l'évolution x) ), vous vous rappellerez peut-être qu'un jour, j'ai vaguement parlé de Densha Otoko. Dans un article, en coup de vent. Et j'avais dit que j'allais consacrer un article entier à Densha Otoko. Bon d'accord, plus d'un an après, c'est exagéré de ne pas l'avoir fait, mais je crois que y a beaucoup de choses dont je devais parler, et dont je n'ai pas parlé, que ce soit par manque de temps, de motivation, ou d'envie. Du coup, il faut rattraper ce temps perdu, et puis je me dit qu'il n'est jamais trop tard pour sortir un article. Donc il ne sera pas étonnant que je sorte des écrits qui parlent de choses que j'ai vu il y a un ou deux ans, voire même trois ans et plus... Le principal, c'est que je finisse par le faire, cet article sur Densha Otoko. Et puis c'est les grandes vacances, alors j'ai aucune excuse. Alors c'est parti.

    Densha Otoko est une histoire qui m'a vraiment plu, car je dois avouer m'y être un peu identifiée. Bien entendu, je ne suis pas non plus le genre d'otaku qu'on voit au Japon, les extrêmes, les réellement "no limit", mais si on se fie à la définition du terme, on ne peut pas dire que je ne suis pas une otaku. Et puis, c'est comment je me décris dans la description de mon blog, donc je ne vais sûrement pas commencer à nier. x) Mais je pense que vous voyez le schéma, je pense que vous voyez ce que c'est, un otaku pur et dur. J'en suis pas encore arrivée à ce stade-là, n'ayez crainte. :D Même si je fangirlise assez, je vais pas vous mentir. :p

    Densha Otoko est tout d'abord un manga. Ce manga, le tout premier, l'original, je ne l'ai pas lu. Mais une autre adaptation en manga a été réalisée par la suite, reprenant la même histoire, mais avec un illustrateur différent, ainsi qu'un style différent. Celui-là, je l'ai lu, je le possède, j'ai les 3 volumes à la maison, voici une preuve haha :

    Densha Otoko, l'histoire d'amour d'un otaku

    J'ai pas été une grande lectrice de mangas par la suite mais celui-là restera sans aucun doute mon préféré. J'étais tombée sur les deux premiers volumes dans un magasin de déstockage où je vais de temps en temps. J'ai lu le résumé, ça m'a attiré, alors j'ai acheté, puis j'ai été conquise. Il ne m'a plus manqué que le troisième et dernier volume que j'ai acheté à quelqu'un qui le vendait sur Internet.

    J'ai fini par regarder le drama, et là, j'ai encore plus adoré Densha Otoko... Mais si vous ne connaissez pas, je crois qu'il est temps de vous mettre le résumé de l'histoire dès maintenant :

    Yamada Tsuyoshi, jeune homme de 23 ans, n'est pas le modèle de l'homme comblé. Chétif, plutôt malchanceux, charié par son patron et ses collègues de bureau, il a une vie épuisante et pour couronner le tout, c'est un otaku tout ce qu'il y a de plus véritable, ce qui n'est pas pour améliorer ses relations avec les "gens normaux". C'est dans ce contexte de vie plutôt misérable que va lui arriver l'événement de sa vie. Un soir dans le train, de retour d'Akihabara, quartier populaire de Tôkyô favori des otaku, il prend la défense d'une jeune femme qu'un vieil homme ivre agressait verbalement. Le pauvre jeune homme ne s'en sort pas sans un coup sur le nez et se fait voler la vedette par un salaryman (homme d'affaires) qui se débarrasse du vieil homme. Cela étant, la jeune femme, Saori, est touchée par son courage et prend son adresse pour lui faire parvenir un cadeau de remerciement.

    Et c'est là qu'intervient un élément clef de cette série : le forum. Rentré chez lui, Tsuyoshi se connecte sur un forum pour célibataires "Aladdin Channel" qu'il n'avait fait, jusqu'à présent, que lire et commence à y narrer son histoire... La suite de cette série raconte donc comment toutes les personnes présentes sur le forum vont aider le jeune Tsuyoshi à conquérir le cœur de la douce Saori malgré les différences évidentes de personnalité d'une part mais également de style de vie qui les séparent (lui, issu d'une famille modeste, est un otaku invétéré alors qu'elle provient d'une famille riche et adepte des très bonnes manières...). De conseils d'habillage en traduction du langage féminin, tous ces gens vont prendre rapidement une place importante dans la vie du jeune homme et vont l'aider à devenir un homme meilleur et qui saura toucher le cœur de Saori par sa tendresse et son honnêteté.

    Densha Otoko, l'histoire d'amour d'un otaku

    J'ai complètement adhéré au concept du forum ! Sachant que je suis une membre plutôt active et maintenant un peu ancienne d'un forum dans la vraie vie ( coucou si vous passez par là les amis :D ), je sais ce que c'est et de base j'aime bien l'idée. Retrouver ça dans une histoire japonaise a été un point totalement génial, surtout dans Densha Otoko, car au-delà du personnage principal, on apprend aussi à connaître les membres du forum qui lui donnent des conseils derrière leurs ordinateurs. C'est drôle de voir qui ils sont, alors que lui ne le sait pas. Il y a des tonnes de personnalités différentes à chaque fois, et certains personnages sont même assez amusants et insolites. x) Une certaine amitié, un lien se crée entre lui et tous les autres, et c'est assez magique à voir. C'est un peu à quoi sert un forum à mon avis, à regrouper les gens, et il n'y a pas plus belle démonstration que dans Densha Otoko. Des gens anonymes à ses yeux vont l'aider à reprendre le contrôle de sa vie, à arrêter d'être trop discret et à vivre enfin une histoire d'amour. C'est vraiment une très bonne idée, et à distance, il ne sera plus seul face à tout ce qui lui arrive. J'ai été charmée par ce côté de l'histoire, qui est pour ainsi dire assez unique.

    Densha Otoko, l'histoire d'amour d'un otaku

    La morale de l'histoire pour moi, je crois que ça restera "rien n'est impossible". C'est vrai, ce petit japonais n'a visiblement rien pour plaire aux jeunes femmes au départ : enfermé la plupart du temps tous les jours dans sa chambre, et quand il sort c'est pour dépenser des sommes astronomiques pour avoir la nouvelle figurine sexy à la mode. Il a aussi des copains peu recommandables, un peu comme lui ( car un otaku, ça reste mal vu au Japon, pour draguer les japonaises bonjour l'histoire :p ). Il n'a pas non plus LE physique qui va l'avantager. Et pourtant, il plaira progressivement à une jeune femme qui lui semble parfaite et tellement éloigné de ce qu'il est. Elle voudra apprendre à le connaître, malgré le fait qu'il soit excessivement maladroit et mal à l'aise. Après tout, tout le monde peut être heureux ! C'est là que ses amis du forum interviendront pour lui venir en aide, avec le but ultime de faire en sorte que le jeune otaku arrive à faire tomber amoureuse Saori de lui. :D

    Densha Otoko, l'histoire d'amour d'un otaku

    Des pervers, des jeunes, des couples, des cinglés, des célibs... le forum ne manque pas de membres tous plus imprévisibles les uns que les autres !

    La bande originale est top. On notera, pour le générique, la chanson "Twilight" du groupe Electric Light Orchestra ! Ça rend le drama complètement culte et mythique, vraiment.

    Les acteurs principaux sont Atsushi Ito pour le rôle de Tsuyoshi et Misaki Ito pour le rôle de Saori. Non, ces deux-là ne sont pas frères et sœurs dans la vraie vie, j'ai tenue à vérifier ( en plus, le vrai nom de Misaki Ito serait Tomoko Anzai, apparemment ). Cela aurait été sincèrement bizarre si on avait mis des frères et sœurs ensembles pour des rôles pareils, sérieusement. x)

    Densha Otoko, l'histoire d'amour d'un otaku

    Tsuyoshi, on dirait moi dans le train quand je suis revenue des boutiques asiatiques de Paris. xD

    En conclusion ! C'est une histoire sans réelle prise de tête, avec des objectifs et un intérêt, et puis surtout des personnages drôles, adorables, attachants. On adore voir comment évolue la relation entre Tsuyoshi et Saori, on a envie de l'encourager de toutes nos forces, nous aussi, ce petit otaku ! puis sinon j'aurais pas dit non pour être à la place de Tsuyoshi, il a de la chance pour Saori quand même. :p

    Si ce n'est pas déjà fait, je vous conseille de vous intéresser à l'univers. Je suis persuadée que vous ne regretterez pas. :)


    3 commentaires
  • JE 2017 : le report

    Je reviens vers vous pour vous parler enfin de comment s’est passé la journée que j’ai passée à Japan Expo. Je sais, j’ai du retard, je crois bien que je manquais de motivation, car je l’ai raconté à d’autres endroits que sur le blog et à force de trop le raconter, je n’avais plus la force d’écrire un gros pavé sur ça ici. M’enfin bon, le principal c’est que j’ai réussi à faire un article, un report, donc je vous le propose dès aujourd’hui.

    Tout d’abord, je tiens à commencer en disant qu’il y a eu du positif, comme du négatif. Je ne jugerais pas cette journée comme étant une journée excellente. Je dois dire qu’il y a eu des imprévus, des choses que je n’attendais pas, et certaines déceptions. Néanmoins, il y a aussi du bon dans tout cela ! Je vous propose donc dès maintenant de découvrir ma troisième année d’expérience à Japan Expo, et je vais essayer d’être particulièrement précise ici.

    La journée a plutôt mal commencé : je m’étais programmé un réveil sur mon iPhone, mais manque de bol, le réveil n’a pas sonné ( sûrement dû à un bug ou bien à une faute d’inattention de ma part ). C’est en panique que je me suis réveillée, car il ne me restait à peine qu’une heure devant moi pour me préparer, et autant vous dire que ça a été assez serré. Entre s’habiller, se coiffer, prendre toutes ses affaires… Cela a été compliqué, et je dois avouer avoir un peu stressé tout de même. Néanmoins, j’ai été prête bien à l’heure qui était prévue.

    L’amie qui était venue au concert des °C-ute est venue me récupérer devant chez moi en voiture, accompagnée de sa mère, qui a voulu venir à JE pour découvrir ce que c’était. Nous sommes parties vers 7h45. Quelques discussions lors du trajet, et je trouve que la route a été relativement rapide à effectuer. Lorsque nous sommes arrivées ( un peu perdues au départ, car le parc des Expositions était mal indiqué ) on s’est garées sur le parking, et on a tout de suite pu voir qu’il y avait beaucoup de monde. Pas mal de gens sont venus en cosplay cette année encore. Il y a eu de très beaux cosplay, je suis notamment tombée en admiration sur une fille qui avait une très jolie robe, de très jolies chaussures, et une très jolie perruque, et un corps parfait ! Bref, elle était vraiment géniale. Après, il y a aussi eu les cosplay un peu moins biens, ceux un peu moins impressionnants, ou même assez gênants. Personnellement, je dois dire que je m’en fous assez, chacun fait ce qu’il veut, mais on peut très vite s’apercevoir que les créations, les costumes des gens ne sont pas tous du même niveau, et il y en a même un qui a réussi à venir totalement habillé en fille. Je n’ai absolument rien contre ça, de plus Japan Expo c’est un endroit pour s’amuser. Mais je trouve ça plutôt courageux lol.

    L’entrée a été très rapide, je veux dire que par rapport aux années dernières j’ai l’impression qu’il y a vraiment eu une amélioration et que pour entrer dans le festival c’est beaucoup moins difficile. On a eu le droit à une petite fouille, à de petits contrôles de sacs, mais rien de très fatigant.

    Une fois entrée dans le festival, j’ai tout de suite eu la désagréable impression qu’il y avait moins de choses que les années dernières, dans le sens où il semblait y avoir moins de stands, j’ai ressenti un certain vide à certains endroits. Pour les stands, ça s’est avéré être réellement une impression car finalement il y en avait quand même pas mal. Mais niveau activités, même si j’ai pratiquement rien fait, j’ai pu voir que ça manquait un peu. Bien sûr, tout cela ce n’est qu’à mes yeux.

    On est allés directement au point dédicaces pour aller chercher les bons que je voulais, pour rencontrer The World Standard et Nijicon. Sauf que malheureusement... ça a été un gros moment de plombage de journée. Et là, je peux vous assurer que je ne m’y attendais absolument pas, et que je n’ai pas été la seule à subir ça. Pendant que je fais la queue, un membre du staff de JE annonce à haute voix qu’il n’y a plus de bons dédicaces pour Nijicon. Je repars infiniment déçue, dans l’incompréhension la plus totale étant donné que je suis arrivée très tôt pour pouvoir accéder à la séance, et ensuite, j’apprend que concernant The World Standard, le groupe a annulé sa séance de dédicace ( pour une raison qui est restée inconnue, bien évidemment... ). Décidément, je n’ai pas eu de chance et je me suis retrouvée sans aucun programme, totalement démunie. Je n’ai pas pleuré, oh ça non, mais je me sentais réellement triste. Quand j’ai fait demi-tour, j’ai senti des regards appuyés sur moi venant des files voisines pour d’autres artistes. Certains me regardaient avec des yeux du genre “courage, ça va aller, je compatis”. xD En derniers recours, je suis allée voir ce qui était encore disponible. J’ai vu le photocall de notall. Bien que connaissant que peu le groupe, je me suis dit qu’au moins ça me permettrait de faire quelque chose, et de sûrement passer un bon moment. Alors je suis retournée dans la file, et j’ai récupéré le bon pour le photocall. Je me suis sentie soulagée, même si bon, clairement je n’ai pas compris ce qui s’était passé pour tout ce que je souhaitais faire. J’ai parlé avec un mec du staff, qui m’a expliqué que le nombre de bons était vraiment limité et que les gens qui venaient avec des tickets Premium ( zen, zen+ et tout le toutim, je suis plus dans ces délires-là moi ), qui pouvaient rentrer un peu plus tôt dans Japan Expo se jetaient dessus. Il m’a clairement dit qu’il était désolé, et qu’il s’agissait d’un problème, car les visiteurs “normaux” ( et ils sont nombreux, ceux qui n’ont pas envie de mettre plus de 20 euros dans leur place ) se font “piéger” par ce système. En tout cas, il était très sympathique, ce pauvre monsieur n’y pouvait rien, mais cela reflète l’organisation de Japan Expo qui est à revoir je pense. Je veux bien que le nombre de bons dédicaces soit limité, mais par contre qu’il n’y en ait déjà plus à 10:00 du mat’ c’est quand même assez exagéré. Je crois bien que les Nijicon n’ont pas pu recevoir tous leurs fans ce jour-là, on remerciera les morfales qui se sont précipités sur les places ( désolé pour le langage mais j'ai ressenti de la jalousie xD ) et Japan Expo qui n’en prévoit pas assez, j’ai pas été la seule à entendre “j’ai pas pu faire Nijicon”.

    Après ça du coup, je n’ai plus eu envie de participer à des showcases. Cela m’a un peu découragé ! Mais j’allais faire le photocall, bien sûr. De plus, avant d’y aller, j’ai croisé le groupe dans l’expo. J’ai dit bonjour à Narumi qui m’a répondu. :D

    Une fois arrivée sur le lieu de l'événement, dans la file d’attente, j’ai vu les petites japonaises passer à côté de moi. Elles étaient tellement mignonnes ! Elles parlaient entre elles, jouaient ensemble, essayaient de faire rire les fans qui les attendaient aussi. On a vu de la réelle motivation en elles. Vous me direz “c’est normal, ce sont des idoles”. Oui c’est vrai, c’est toujours cool des idoles, mais je pense qu’il y en a toujours des plus froides que d’autres, ça dépend sur qui vous tombez. Le groupe Notall a fait une entrée très simple, comme si elles étaient une bande de copines qui étaient venues visiter Japan Expo. On voit bien que y a aucune prétention en elles, elles vous sourient, vous font signe, bref, très bon sentiment rien qu’en étant en face d’elles. Je me suis sentie à l’aise, impatiente, et en même temps un peu nerveuse haha. ^^” Qu’allais-je pouvoir leur dire, comment devais-je agir ? Je me suis lancée dans l’inconnu, légèrement. Mais c’est sincèrement les reines pour que vous arrêtiez de stresser. Vous parlez avec elles comme si vous étiez potes, il n’y a pas plus adorable !

    Je me suis élancée vers elles, et je me suis tout de suite faite mitrailler de “kawaiiiiiiiiii” ! C’était dingue, vraiment. Elles ne cessaient de répéter que j’étais très belle, je dois dire qu’avec ma tenue j’ai peut-être un peu dénoté des autres qui étaient venus habillés normalement. Normalement, durant les photocalls, on vient juste pour prendre une photo, le genre de truc un peu expéditif, vous voyez. Et bien, avec moi… ça a duré un petit moment. J’ai fait attendre les autres fans, elles ne me lâchaient pas. xD Elles se sont mises à me poser des questions sur quel âge j’avais ( d'ailleurs, gros moment de stupéfaction quand j'ai dit que j'avais 14 ans, ça les a étonnées comme jamais x) ), si j’appréciais les °C-ute ( parce que j’ai porté le t-shirt du concert à Paris ce jour-là ) et je me souviendrais toujours de Chiko, je crois. Pour ceux qui ne la connaissent pas, c’est celle qui est tout à droite sur les photos. Elle m’a dit “moi, j’ai 25 ans” et je me suis mise à faire une tête de choquée de la vie. Ce qui a fait exploser de rire tout le groupe, et bien sûr, la fille du staff qui était chargée de prendre les photos a immortalisé ce magnifique moment en rafale où tout le monde s’est tappé des barres en mode intense. xD Aussi, au moment où j’ai commencé à poser pour la véritable photo souvenir, tu as Reina qui se rapproche de moi en s’accrochant à mon épaule, et Chiko qui me lance un regard en mode “kawaii my god… je n’en reviens pas”. Sincèrement, elle semblait dépassée par mon apparence c’était ouf. x)

    JE 2017 : le report

    JE 2017 : le report

    JE 2017 : le report

    JE 2017 : le report

    JE 2017 : le report

    J’ai fini par partir après avoir squatté le coin un bon moment, en leur faisant un coeur avec mes mains tout en criant “Daisuki !”. Cela a fait son effet, j’ai eu beaucoup de succès. ^^”

    Je me suis ensuite baladée dans Japan Expo, quand même très heureuse de ce qui venait de se passer. J’ai pas acheté une masse de trucs, y avait pas vraiment de stands de musique, j’ai été en manque total pour ça. J’ai commencé alors à prendre de la publicité sur le Japon, à m’encombrer de choses gratuites telle une touriste. Je m’arrêtais à des endroits aussi quand y avait des choses intéressantes, je suis d’ailleurs partie remplir un formulaire pour un japonais qui proposait d’offrir une pochette des Nijicon si on répondait à toutes les questions qu’on nous posait. Je l’ai eu, ma pochette. :D Pendant que je remplissais le formulaire sur la tablette japonaise qui était mise à ma disposition ( j’étais fascinée par la configuration nippone de l’appareil, ne cherchez pas à comprendre pourquoi x) ) je jetais des coups d’oeil au japonais qui se trouvait en face de moi et qui pianotait à une vitesse hallucinante sur son ordinateur portable. Tellement concentré sur ce qu’il faisait, je n’ai pas compris en quoi ça consistait mais je me suis dit que si je le dérangeais, j’aurais définitivement honte de moi, il avait l’air tellement à fond dedans. A la fin, j’ai quand même osé lui dire “c’est bon j’ai terminé” et il m’a tendu la pochette du groupe d’idoles avec un petit sourire ( ah, quand même, le geek japonais a eu un peu de compassion envers moi ;) ).

    J’ai bu du thé vert gratuit aussi, j’ai rien dit mais je l’ai senti passer, c’était clairement pas mon délire ! x)

    Sur les stands de japonais, j’ai visité un peu. Une dame m’a montré un objet qui avait la capacité de produire des miaulements de chat ( neko power x) ) et je lui ai dit “kawaii”. C’est sûr que j’ai pas trop usé de mon vocabulaire japonais en général, mais ce simple mot incontournable a suffi pour que je la fasse sourire et qu’elle me réponde “kawaii ?”, comme pour me dire “tu parles un peu japonais ? :)”. C’est un mot simple mais vous vous faites bien voir si vous faites des efforts pour parler autrement qu’en français.

    Et sinon, il y a un stand dont je tiens particulièrement à parler, c’était dans l’espace culture traditionnelle de Japan Expo. Je ne me souviens absolument plus quel stand c’était, par contre. :( Mais je suis tombée sur un mec… parfait ! Il a commencé à me parler, à me demander si je connaissais le film qui était sur le poster à côté de lui ( “Kimi no Na wa” ) je lui ai répondu “Hai” j’ai eu l’impression que ça l’a vraiment surpris. ^^ Il m’a tendu une brochure sur la ville d’Hida, il m’a montré un peu ce qu’il y avait à l’intérieur, m’a indiqué des endroits sur la carte, m’aidait même à tourner les pages. x) Et on m’a offert un origami de dragon, qu’il avait sûrement dû faire plus tôt, je vais le garder vraiment très précieusement parce que c’est beau et ça me rappellera toujours ces bons souvenirs.

    Il m’a revu quelques instants plus tard, avec le poster du film en main, parce que je l’avais gagné sur d’autres stands. Il me regardait en souriant, alors je suis revenue vers lui et j’ai crié “Yatta !”, ce qui l’a bien fait rigoler, il ne se doutait sûrement pas que je connaissais ce mot purement nippon. Je crois que j’ai un certain don pour amuser les japonais ! ^-^ Il a même sorti son iPhone et m’a prise en photo, en guise de souvenir je suppose. J’ai été la star pour quelques personnes ce jour-là, visiblement. :D

    Bref, vers 15:00 nous sommes partis de l’expo, on n’avait plus vraiment de choses à voir. J’avais surtout mal aux pieds comme jamais, à force de piétiner, mais me connaissant, étant infiniment et excessivement une petite nature au niveau de tout ce qui est force physique ( pour vous raconter une petite anecdote à propos de ça, il y a quelques jours ma famille est partie faire une ballade en vélo dans mon village, je suis venue avec elle, et j’ai dû faire demi tour 10 minutes après le départ parce que j’arrivais plus à pédaler… quand je vous dis que je suis une fillette, il y a pas pire que moi x) “J’ai trooooooop mal aux jambes au secours”. ), c’est normal.

    Impression qui nous en restera : pas assez de diversité au niveau des stands, un public largement visé ( celui des fans de mangas ), mais de bons moments partagés.

    Moi je trouve ça sympa Japan Expo, mais l’année prochaine s’il n’y a pas d’invités intéressants je vais me faire une autre sortie en lien avec le Japon pour changer un peu. Néanmoins, je garderais un souvenir merveilleux des japonais et de Notall !

    D’ailleurs, en parlant de Notall… j’ai reçu un message de Chiko quelques jours après. “Lola-chan, tu es douée en japonais ! Merci ! Cela a été agréable de pouvoir parler avec toi Lola.

    Merci pour le retweet et ta réponse. Lola-chan tu es mignonne ! Je t’aime !!! Merci beaucoup.”

    JE 2017 : le report

     

    C’est une traduction venant de moi-même approximative, c’est sûrement pas exactement ça au mot près, mais voilà le message.

    Autant vous dire qu’on n’a pas pu faire plus heureuse que moi à ce moment, je suis tombée in love.


    4 commentaires
  • De retour avec un article tout simple et sans prise de tête. J'avais juste envie de parler de Leola, une chanteuse japonaise trop méconnue des gens. Il y en a beaucoup de petits artistes au Japon, cachés derrière les "masters", les plus gros vendeurs, et je pense qu'on peut dire que Leola en fait partie, et qu'elle mérite plus de reconnaissance. Je tiens donc à vous faire découvrir cette jeune femme attachante et particulièrement talentueuse.

    A vrai dire, ça ne fait pas très longtemps que je la connais. Je l'ai découverte un soir à la télévision, sur la chaîne française Nolife ( que je vous conseille si vous n'avez jamais regardé, car il y a de bons clips qui passent en général ). Tout a démarré avec la chanson "I & I", c'est là que j'ai eu un certain coup de cœur. Tout en délicatesse, et avec beaucoup de beauté, elle interprète un titre pas mal du tout.

    Sa voix est jolie, et bien que d'habitude ce n'est pas le genre d'univers auquel j'accroche directement, je me suis sentie vitre transportée et charmée. J'ai vraiment aimé la partie de 3:58 à 4:20, qui marque comme une petite pause dans la chanson, très agréable et même captivante.

    Puis ensuite, en cherchant sur YouTube, je suis tombée sur cette chanson. Chanson particulière pour moi, car j'ai ressenti quelque chose de très étonnant face à elle.

    Dès les premières secondes j'ai apprécié l'atmosphère simple mais toujours très agréable et relaxante, qui s'est dégagé à la fois du clip, de l'air, de Leola. Bref, de tout. Pour vous expliquer en clair ce que j'ai ressenti avec "Rainbow", et cela dès le début, c'est que ça m'a beaucoup rappelé mon enfance. Détail qui vous paraîtra peut-être étrange dit comme ça, je dois avouer que j'ai cherché à savoir pourquoi moi aussi.

    Je suis encore dans l'enfance à 14 ans je crois ( même si je me considère personnellement bien plus dans l'adolescence, qui est une période quelque peu différente et sûrement pas la meilleure dans une vie, ah ça non ! x) ). Mais cette chanson m'a ramené des années en arrière, l'époque avant que je déménage pour la première fois là où j'habite actuellement. L'époque où j'avais 3-5 ans, c'était une bonne époque d'ailleurs. :D J'ai des souvenirs de quand j'étais en maternelle, avec toute ma bande de copains et de copines... Et j'avais précisément une meilleure amie ! Et oui, déjà, à cet âge-là. En fait, ça a débuté à partir du premier jour de petite section, c'est pour vous dire. x) On s'est vus, on a joué ensemble, le courant est bien passé ( je dirais même peut-être trop bien passé xD ) puis on est devenus proches. Je me rappelle qu'on s'invitaient souvent dans nos apparts. Cela peut paraître stupide, car j'étais vraiment jeune, mais ça restera des moments qui ont été importants pour moi, et une personne que j'ai apprécié. Et Leola, eh bien elle m'a rappelé cette fille, allez savoir pourquoi.

    En tout cas, quand j'écoute "Rainbow", ou que je regarde le clip, y a réellement un sentiment de nostalgie et de bonheur qui m'envahit, et ça c'est un peu inexplicable "pourquoi Leola me fait penser à ma première meilleure amie, et donc qu'elle me renvoie à mon enfance ?". Je crois qu'il s'agit de choses personnelles et inconscientes, on a tous une ou des chansons qui nous font penser à des gens, à des instants de notre vie.

    Et puis au début, le décor derrière, la vitre avec le paysage de nuit urbain au loin... j'aime et j'approuve, et c'est toute une ambiance incomparable. Cette chanson remontera le moral de certaines personnes je pense, elle est remplie d'une énergie positive ! Avec tout le petit groupe de personnes aux t-shirts colorés qui a participé ça apporte quelque chose de plus encore. :)

    S'il y a bien un mot pour définir Leola, c'est "adorable". Elle est vraiment mignonne et motivée, c'est dommage qu'elle ne soit pas plus connue que ça. Elle mérite bien plus de vues, et aussi bien plus de fans. On voit qu'elle aime ce qu'elle fait.

    Et Leola, si on enlève la lettre E, ça fait Lola, et c'est ainsi que je m'appelle. x) Détail peut-être inutile, mais j'ai juste pas pu m'empêcher de passer à côté de ça, vous m'excuserez. :3


    votre commentaire
  • Comment l'homosexualité est-elle vue au Japon ?

    Je tiens à faire des articles sur la société japonaise, pour que vous puissiez connaître un peu plus le pays. Depuis quelques temps, je me suis intéressée à la question "Comment l’homosexualité est-elle vue au Japon ?". En réalité, difficile de pouvoir répondre quand on habite pas sur la terre nippone. Néanmoins, si on fait quelques recherches, on peut commencer à avoir une certaine idée de comment la société japonaise s'organise t-elle autour de ce débat.

    Il faut tout d'abord savoir que sur ce côté-là, le Japon est un pays assez contradictoire. En effet, je pense que la plupart d'entre vous savent que c'est LE pays du manga, et dans le manga il y a vraiment beaucoup de genres différents, créés à chaque fois pour un certain public. Certains seront spécialement pour les jeunes filles, les jeunes garçons, les jeunes adultes, les adultes... Bref, c'est assez ciblé, même si une fille peut très bien acheter et lire des mangas pour les garçons. Ce qui se fait chez les filles est surtout très romantique, histoires à l'eau de rose, et chez les garçons, c'est souvent de l'action, bref vous voyez à peu près le schéma. Je pense que personne ne devrait s'enfermer dans une catégorie, et on est libres de lire ce que l'on souhaite. Et il y a aussi des mangas pour les homosexuels et les lesbiennes. Je crois qu'on peut dire qu'ils n'ont pas été oublié : c'est même un marché assez rentable, que ce soit au Japon, ou même en France. La France est le 2ème plus gros consommateur de mangas au monde, et les mangas LGBT ne sont pas en reste car on en trouve de plus en plus. De nos jours, ce n'est pas seulement les personnes homosexuelles qui les lisent, mais aussi d'autres personnes, tout simplement curieuses ou qui apprécient ce genre d'histoire un peu différente de ce qu'on a l'habitude de voir. Pour donner un exemple concret, une partie Boys Love perdure depuis plusieurs années à Japan Expo, j'ai pu l'apercevoir, de nombreux mangas sont à chaque fois disponibles et ça trouve son public ( majoritairement féminin, tout de même ). Pour tout ce qui est Girls Love, je crois bien que c'est beaucoup plus discret, allez savoir pourquoi.

    On peut donc remarquer que le Japon n'est pas totalement homophobe, car il crée et exporte de nombreuses histoires homosexuelles. Et dans l'ancien temps, les samouraïs entretenaient des relations homosexuelles. Cela ne date pas vraiment d'hier. Le Japon n'était pas réticent à l'homosexualité dans sa culture, il était même parfois du genre à l'encourager, mais dès qu'il a commencé à s'ouvrir au monde, la vision occidentale de la chose, notamment apportée par la religion chrétienne qui condamne le fait d'être différent de la plupart des gens, s'est un peu immiscé dans la culture, et l'idée qu'être homosexuel n'était pas tellement une chose dans la norme s'est imprimé dans les esprits.

    Aujourd'hui, on ne peut pas dire non plus que le Japon est un pays violent vis-à-vis des personnes LGBT. C'est peut-être moins simple d'être homosexuel au Japon qu'en France sur certains plans, mais les Japonais éviteront au possible d'exprimer leur avis à propos de la chose en public. Certains trouveront peut-être ça mauvais d'être ainsi, mais ils ne le diront généralement pas et garderont ça pour eux. Je crois qu'on peut globalement parler de tolérance. Tous les Japonais ne sont pas forcément très amis des homosexuels mais ils se garderont bien de tenir de mauvais propos à leur égard. C'est une forme d'un certain respect, contrairement à la France où on est plus sujet aux insultes, lynchages, et cela très rapidement. Néanmoins, comme dit précédemment, le Japon n'est pas un "gay paradise" et se marier n'est pas passé légalement dans le tout le pays ( cependant certaines villes comme Shibuya proposent des mariages ainsi que des certificats pour donner de l'importance aux personnes LGBT ), et il est souvent mal vu de montrer ouvertement qui on est en public, beaucoup préféreront le cacher aux autres. Les Japonais partent du principe que l'homosexualité fait partie de la vie privée, on peut alors vivre sa vie mais à partir du moment où tout est fait pour se faire remarquer, c'est assez mal compris. J'appellerais ça "chez soi ça marche, dehors ça fonctionne moins". ^^"

     

    Comment l'homosexualité est-elle vue au Japon ?

    L'homosexualité masculine au Japon est plus acceptée que l'homosexualité féminine. En effet, la femme, au sein de la société japonaise, a toujours un certain rôle à respecter : si à 29 ans elle n'est pas mariée, elle sera mal considérée, cela pourra même être une honte pour elle et sa famille. La société fait énormément pression sur les femmes, se marier avec un homme et ensuite avoir des enfants est un modèle qu'elle devrait en théorie respecter. Si elle ne le fait pas, elle aura du mal à s'intégrer.

    Les hommes sont en général plus libres de choisir leur vie car ils n'ont pas toutes ces obligations.

    On tend vers une certaine évolution car le Japon fait des progrès : dernièrement, on a autorisé un couple homosexuel à accueillir un enfant en tant que famille d'accueil.

    La société japonaise est d'une manière générale beaucoup plus tolérante envers les étrangers qui seraient homosexuels. Moins soumis à la pression de la société car ils ne sont pas nés ici, ils seront davantage acceptés ( mais toujours dans l'intimité ).

    Si on va recueillir les avis de la population japonaise au sujet de l'homosexualité, on s'apercevra que la jeune génération japonaise y est plus ouverte que les générations précédentes. Je dirais que les jeunes n'y trouvent pas vraiment d'inconvénients, et n'auront dans l'ensemble rien contre au fond. C'est surtout les personnes plus âgées, avec leur idée bien définie de ce que doit être une vie réussite qui seront moins accueillantes envers les personnes LGBT. La jeunesse moderne ne s'y oppose pas vraiment.

    Comment l'homosexualité est-elle vue au Japon ?

    Lors des marches LGBT, tout ce qui est Gay Pride etc, il y a encore peu de gens qui osent se montrer à tout le monde. On a pu vérifier ça par un faible pourcentage de participation par rapport à des pays comme la France, où les homosexuels se cachent moins, même s'il reste encore très difficile pour la plupart des gens de faire leur coming-out à leur entourage. C'est très loin d'être quelque chose de "banal" et ça demande du courage. Au Japon, le concept du coming-out est bien moins présent, ce n'est pas vraiment une obligation, quelque chose d'important, la plupart n'en parleront même pas à leurs amis ni à leurs parents. Là est la différence entre les français et les japonais. Nous les français, on a l'impression de devoir le dire, on est prêt à faire des efforts. Pour les Japonais, ce n'est pas forcément nécessaire, d'autant plus que la peur de décevoir sa famille est encore plus présente que chez nous. On prend le risque de déshonorer sa famille entière. Après, je pense que ça ne concerne pas TOUT LE MONDE, certains le montreront sûrement, les gens qui participent aux marches sont courageux et enclins à montrer qui ils sont vraiment. C'est juste que beaucoup ne le font pas encore je pense et que ça reste une minorité de la communauté LGBT japonaise.

    La contradiction donc réside dans la forte présence des mangas ( et même des animes, et aussi de films ) homosexuels. C'est bien là, ça génère de l'argent, mais le sujet reste sensible, on évite de trop en parler. Difficile à saisir, au fond.

    Je pense que le Japon n'est pas un pays où on aura à subir trop de moqueries ou de harcèlement en raison de son orientation sexuelle, même si des discriminations existent. Il y a toujours le certain principe du respect de la personne qui perdure. Simplement, la communauté n'a pas encore les mêmes droits que les citoyens japonais hétérosexuels.

    Du chemin à parcourir, beaucoup de chemin, mais quelque chose me dit que nous sommes sur la bonne voie ! On avance petit à petit, mais on avance tout de même, alors ça ne peut que promettre de bonnes choses pour l'avenir.


    2 commentaires