• Les Sukeban, ces filles qui n'avaient pas froid aux yeux

    Les Sukeban, ces filles qui n'avaient pas froid aux yeux

    Je pense que vous n'êtes pas sans savoir qu'au Japon, il y a aussi des voyous, des délinquants. Bon, moins que chez nous très sûrement ( parce qu'on ne va pas se mentir, le Japon a un taux de criminalité très faible sur lequel on ferait mieux de prendre exemple ), mais ça existe aussi. C'est ce qu'on peut appeler des "furyo" ou bien même des "yankee".

    J'ai pu lire un article il n'y a pas longtemps, sur la délinquance japonaise féminine, ce qui m'a un peu surprise. J'avais tendance à croire qu'au Japon, les femmes n'étaient pas impliquées dans cet univers. C'est vrai que quand on pense à la délinquance, on pense surtout aux hommes. Cependant, il ne faut pas croire que les femmes sont parfaites. :) Petit article alors sur les Sukeban, ces gangs de délinquantes japonaises qu'on ne connaît que trop peu, avec toujours ma touche personnelle.

    Les Sukeban, ces filles qui n'avaient pas froid aux yeux

    Déjà, le terme "sukeban" désigne principalement des gangs dans leur globalité de jeunes japonaises, très souvent adolescentes qui sont tombées das la délinquance. Cependant, le terme peut aussi être utilisé pour parler de la chef d'un gang en particulier. La version masculine des sukeban, ce sont les banchô.

    Le phénomène sukeban a commencé à apparaître au pays du soleil levant vers 1970. Ces filles ont clairement représenté un certain féminisme au sein de la société japonaise, qui accorde surtout de la place aux hommes, mais peu aux femmes. Un des buts de ces gangs était de montrer que les femmes avaient tout autant leur place que les hommes, qu'elles pouvait tout aussi bien s'affirmer. A travers la délinquance, c'était un moyen pour elles de dire "nous ne sommes pas des hommes mais ce n'est pas pour ça que nous ne pouvons pas être comme eux".

    Les sukeban étaient violentes dans les années 70, pratiquaient des vols à l'étalage par exemple, mais n'atteignaient généralement pas des extrêmes. Les cas de meurtres restent très rares, peut-être même inexistants. Mais évidemment, on avait le droit à des conflits entre gangs, des bagarres, des représailles, le genre de choses un peu sombre. Vers 1980, le taux de criminalité des sukeban a explosé. Un mal que les autorités japonaises ont essayé de faire disparaître sur le moment, sans un réel succès...

    Un des aspects non agréable des sukeban, c'était les punitions. Quand une membre d'un gang ne respectait pas les règles, elle subissait des lynchages de la part des autres membres, c'était souvent des brûlures corporelles avec des cigarettes. Mais les sukeban n'étaient pas des monstres, elles avaient la réputation d'être dotée d'une grande morale et d'une fidèle loyauté. Les punitions étaient alors peu courantes.

    Le gang de sukeban le plus connu jusqu'à ce jour est le "Kanto Women Delinquent Alliance", qui aurait compté plus de 20 000 membres ! Le gang était alors placé au même rang que les yakuzas au niveau de la notoriété.

    Les Sukeban, ces filles qui n'avaient pas froid aux yeux

    Très souvent, les tenues des sukeban restaient scolaires. Beaucoup étaient en uniforme lycéen, même si l'uniforme pouvait être retouché. Sous leurs jupes, il a été découvert qu'elles dissimulaient des rasoirs ou des chaines métalliques pour attaquer ou pour se défendre. Ces belles jeunes filles ne rigolaient pas !

    Et qu'en est-il aujourd'hui ? Peut-on dire que ça existe toujours ? A vrai dire, je ne pense pas pouvoir vous apporter la véritable réponse. Néanmoins, je pense, à mon avis que ça existe toujours les gangs de filles, les groupes délinquants féminins au Japon, mais que ça n'a plus la même popularité qu'il y a 30 ans. Que c'est vraiment moins visible, et que ce n'est plus la même chose.

    De nos jours, je dirais que nous avons peu d'archives sur les sukeban, bien sûr sur Internet on peut toujours trouver des infos, des réalisations cinématographiques qui se sont inspirées du phénomène, mais je trouve ça dommage qu'on n'ait pas accès à autant de choses que sur les yakuzas par exemple ( tout le monde les connaît eux ! ).

    En tout cas, si je peux donner mon avis, je les trouve terriblement stylées, même si vous pouvez vous douter que je n'approuve pas forcément les actes qu'elles commettaient. Néanmoins l'idée qui a voulu être diffusée grâce à ce mouvement, ne me déplaît pas.

    Les Sukeban, ces filles qui n'avaient pas froid aux yeux

    Avec les sukeban, au revoir le "kawaii", et place au "badass" ! ♥


  • Commentaires

    1
    Samedi 12 Août à 20:28

    L'organisation mafieuse des Yakuzas est quand même bien au dessus d'où la "popularité" . Chouette article en tout cas.:)

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