• Honne et tatemae au Japon

     

    Je suis de retour ici pour vous parler d'un sujet qui m'intéresse assez ( ce qui en soi est en fait plutôt logique, je ne vois pas pourquoi je perdrais mon temps à parler de quelque chose auquel je ne voue aucun intérêt ^^ ). On va faire un peu de psychologie japonaise, et je vais vous présenter le Honne et le Tatemae. Certains d'entre vous ont peut-être déjà entendu parler de ces deux éléments, mais si ce n'est pas le cas, je vous invite à lire ce qui va suivre, car il s'agit d'un principe fondamental dans la culture japonaise. En bref, connaître le Honne et le Tatemae va vous permettre de comprendre davantage les Japonais et leur manière de penser. Car il faut bien le dire, ils ne fonctionnent pas forcément de la même manière que les Français. Il est primordial de connaître le principe du Honne et du Tatemae.

    Tout d'abord, la base : savoir ce que ces deux termes signifient.

    Honne ( 本音 ) : ce que pense profondément un individu, il s'agit de ses opinions personnelles.

    Tatemae ( 建前 ) : l'obligation sociale sous laquelle on va adapter notre pensée à la société.

    On peut donc résumer en disant que le Honne c'est ce qu'on ressent et pense réellement, et le Tatemae c'est ce qu'on laisse penser à travers notre comportement en public. C'est un peu comme une façade, un masque.

     

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    Je vais vous donner un exemple assez clair, en me référant à moi-même : dans la vie de tous les jours, sans le savoir, je pratiquais le Honne et le Tatemae. J'adoptais une attitude envers les autres en public qui ne ressemblait pas toujours à la personne que j'étais vraiment, et n'osait pas toujours dire ce que je pensais de chacun. Et clairement, c'est toujours un peu le cas aujourd'hui. Il y a des gens sur lesquels je ne pense pas que du bien mais je reste gentille et parle avec eux. Cela peut être perçu comme de la malhonnêteté par beaucoup de personnes, une attitude "faux-cul" comme on dit. Au Japon, il est bon et extrêmement courant d'agir de la sorte. Je n'ai donc personnellement aucune difficulté à comprendre ce concept, qui peut être pas très évident à saisir pour ceux qui pensent qu'il faut être franc H24, et qui possèdent un modèle de pensée purement occidental, je le conçois. 

    La trop grande franchise, c'est mal vu par un Japonais. Vous serez mal vu si vous exposez vos opinions personnelles de A à Z. Au Japon, le groupe, l'ensemble, ça prime sur l'individu. Il ne faut pas adopter un comportement individualiste. Il faudra donc tout faire pour vous intégrer du mieux que possible, pour ne pas qu'on vous mette de côté. Les Japonais détestent entrer en conflit avec les autres ( tiens, moi non plus je n'aime pas ça ! *j'ai dû être japonaise dans une autre vie, je vous jure* ). Ils éviteront le plus possible les sujets sensibles et privilégieront la paix sociale. Pas question de froisser, de gêner ou de déstabiliser son interlocuteur, donc on évite de dire ce qu'on pense si cela est mauvais. Ils auront souvent bien du mal à vous répondre par un simple "non", "non" étant une affirmation négative jugée trop violente. On vous fera comprendre ce "non" d'une manière détournée.

    Le Tatemae, pouvant être pris comme de la pure hypocrisie par les occidentaux, est en fait de la politesse. Si on utilisait le Honne, c'est-à-dire partager ce qu'on pense vraiment sur telle ou telle chose, telle ou telle personne, il y a un risque que cela mène à d'éventuels conflits, d'éventuels désaccords, et ça, on en veut pas. Le Tatemae, ça évite de heurter celui qui ne serait pas d'accord.

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    Cette manière de fonctionner fait que les relations entre les gens ne sont pas toujours complètement honnêtes et sincères, et qu'il y a  souvent beaucoup de non-dits.

    Difficile de savoir ce que pense vraiment un Japonais, pour cela il faudra plonger dans sa tête. Car même s'il semble toujours conciliant et souriant, gardez à l'esprit que ça ne l'empêche pas d'avoir un avis négatif, et qu'il ne vous dira et ne vous montrera pas certaines choses car elles seraient trop méchantes. Ce mode de pensée revient à jouer un rôle en permanence quand on est entouré des autres, mais puisque c'est ancré dans leur culture, les Japonais y arrivent très bien. 

    En conclusion, on peut dire qu'au Japon, ce qu'on montre peut parfois être bien différent de ce qu'on pense en fait au plus profond de soi. Une manière de respecter l'individu qu'on a en face de nous. Parce que oui, le principe du respect chez les nippons c'est quand même très important, et on refuse d'embarrasser autrui même si on ne l'apprécie pas particulièrement.


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  • Résultat de recherche d'images pour "perfect blue"

     

    Je viens de rentrer chez moi, après avoir fêté l'anniversaire d'une de mes amies. Je suis allée dormir chez elle hier soir, avec 2 autres camarades de classe qui ont l'habitude d'être à mes côtés tout le long de la semaine au collège, et avec qui je suis proche. C'était donc une petite fête en comité restreint, mais c'était très sympathique ! Je me demandais comment ça allait se passer, et finalement, ça m'a vraiment plu ! ^-^

    Bref, comme je suis revenue dans ma maison, je me pose actuellement pour écrire cet article. Il va traiter de Perfect Blue, film d'animation plutôt intéressant. Il s'agit d'un thriller ( eh oui, encore ! ). Certains pourraient rester sceptiques justement parce que c'est un film d'animation. Est-ce qu'un film d'animation peut vraiment être réussi en tant que thriller ? La réponse c'est oui, en tout cas pour moi. Il suffit de regarder Death Note pour comprendre que l'animation a déjà accompli des choses incroyables dans ce domaine. Perfect Blue est un film qui vaut le coup d'être vu. Mais attention, il n'est pas simple à comprendre, vous êtes prévenus !

    Résumé : "C'est sans regret que la chanteuse pop Mima quitte son groupe déjà très populaire, les Cham, pour se lancer dans une carrière d'actrice. Pour ses débuts, elle accepte un petit rôle dans une série télévisée. Mais ce brusque changement de carrière ne plaît pas à tout ses fans et l'un d'entre eux fera savoir sa rancœur à Mima en dévoilant d'abord sa vie privée sur un site internet. Par la suite, plusieurs incidents très graves émaillent la vie de Mima. La jeune femme se rend compte que son existence se confond de façon malsaine avec la série qu'elle tourne, la plongeant dans un état de schizophrénie avancée."Résultat de recherche d'images pour "perfect blue"

     

    Comme vous pouvez vous en apercevoir grâce au résumé, cette œuvre mélange deux thèmes que j'affectionne particulièrement : les idoles ( parce que c'est la vie ♥ ) et le genre thriller. C'est pas que je suis passionnée de schizophrénie ( je pense sincèrement que cela ne puisse pas être une passion, étant donné qu'il s'agit d'une maladie... ) mais je m'intéresse à tout ce qui est troubles mentaux. Pour tout vous avouer, si j'avais eu du talent en maths, je serais devenue psychiatre ( ou j'aurais fait partie de la police scientifique, parce que la criminologie est un domaine pour lequel je voue vraiment de l'intérêt ). Le résumé m'a alors donné envie de voir le film, étant donné qu'il semblait combiner différents sujets faits pour moi.

    Perfect Blue n'est là encore pas un film tous publics, clairement. Je tiens à préciser qu'il est interdit ( ou tout du moins, déconseillé ) aux moins de 12 ans. Cela parle d'une idole qui va faire une "descente aux enfers". C'est un concept mature, donc. Il faut apprécier ce qui est un peu dark, encore une fois. Des scènes que je déconseille aux âmes sensibles, parce qu'elles sont un peu violentes et seront dures à regarder pour certains.

    J'ai vraiment été comblée parce qu'il y a quelque chose de terriblement réaliste dans Perfect Blue. Le monde des idoles est loin d'être facile. Le film nous propose de nous montrer quelques côtés sombres du métier, ce qu'on ne voit et ce qu'on ne réalise pas toujours. On peut prendre une claque en le regardant.

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    Quelques scènes sont littéralement parfaites ! Ma préférée peut sembler toute simple, mais quand je l'ai vu, j'ai de suite saisi la signification de celle-ci. C'est quand on a un plan avec Mima, l'idole pop, qui est entrain de chanter sur scène, et qui semble être dans la main de Me-Mania, un de ses fans, particulièrement extrême d'ailleurs. Les fans ont parfois une emprise sur les idoles qui peut sembler inquiétante, et cette scène m'a complètement tapé dans l’œil étant donné qu'elle reflète à la perfection une réalité effrayante.

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    Le personnage de Me-Mania est parfois très flippant sur les bords. C'est un fan du groupe Cham, mais surtout de Mima. Il voue pour elle une sorte d'admiration qui est réellement sans bornes, le genre d'otaku qui ne sait plus quelles sont les limites. Je vous rassure, je suis une otaku, mais je n'en suis pas encore arrivée là ! x) Me-Mania est un personnage assez moche, esthétiquement déplaisant. A mon sens, cela est très volontaire. Et au niveau psychologique, il a un profil inquiétant qui m'a parfois donné des frissons.

     

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    Le film dans sa globalité est difficile à suivre : il y a beaucoup de moments où on ne comprend plus tout, où on arrive plus à saisir toutes les informations. Satoshi Kon, le réalisateur, a un don pour déstabiliser le spectateur. Il utilise des boucles temporelles un peu perturbantes, et a très bien su aborder la schizophrénie. Tellement bien que je n'ai plus su faire la différence entre ce qui était réel et ce qui ne l'était pas. Une expérience vraiment troublante !! On se demande si certaines scènes arrivent vraiment, et ça, c'est un sentiment étrange. On finit par avoir la réponse à tout ce délire en fin de film, mais faut-il être vraiment concentré pour ne serait-ce que comprendre en profondeur cette réponse. Personnellement, il m'a fallu passer sur Internet pour voir quelle était la véritable finalité ( même si aujourd'hui encore, certains détails m'échappent ). Perfect Blue donne vraiment matière à réfléchir, et il faut clairement faire fonctionner ses neurones !

    Le début du film pose les bases, et la suite devient plus rythmée et bien plus sensationnelle. J'ai eu l'impression d'être comme emportée, chaque élément était magnifiquement orchestré. La bande-son n'est pas mauvaise ! Quelques pistes sont vraiment bien adaptées à l’œuvre, et j'aime bien la chanson "Angel of Love" du groupe Cham.

     

     

    J'ai regardé la bande-annonce, et ça m'a décidé à me lancer dans le visionnage. La BA est bien réalisée, et m'a même impressionnée. Je vous la pose ici, qui sait, peut-être que ça vous donnera envie de vous lancer, vous aussi !

    Perfect Blue est classé dans les meilleurs thrillers, j'ai été un peu étonnée au premier abord, mais finalement je dirais que c'est plutôt justifié. Ce film m'a fait mal à la tête, parce qu'il m'a assez secouée. J'essayais de m'y retrouver parmi les scènes, mais mon cerveau s'est fait malmener comme jamais. J'ai envisagé beaucoup de solutions. Et au final, la véritable solution m'a déconcertée.

     

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    En conclusion, c'était une expérience enrichissante, j'en suis ressortie infiniment perturbée parce que c'était complexe, mais je ne regrette pas une seule seconde d'avoir regardé Perfect Blue. C'est très certainement un bijou dans le monde de l'animation japonaise !


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  • Résultat de recherche d'images pour "shinku japanese film"

     

    Récemment, en me baladant sur le site Anime Ultime, je suis tombée sur le film "Shinku", réalisé par Takashi Tsukinoki. Anime Ultime est un site de streaming que je vous conseille vivement car je trouve qu'il est bien fait, facile à utiliser, et plutôt complet. Vous pourrez y trouver de nombreux dramas, de nombreux animes, de nombreux films. C'est un peu mon site de référence pour ce qui est asiatique. Bon, on ne trouve pas TOUT, mais il y a quand même du choix et j'ai fait de très belles découvertes. Tout ne se vaut pas, mais il suffit de chercher ce qui est susceptible de nous plaire et ils ont parfois de très bonnes choses. De plus, c'est un site de streaming sûr, vous ne choperez pas de virus et vous ne serez pas dérangé par des pop-ups. N'hésitez pas à essayer !

     

    Shinku image 1

     

    Bref, j'en viens donc au film que j'ai regardé il n'y a pas longtemps. Shinku est un film peu connu je pense, en tout cas dans le milieu des passionnés du Japon je n'en ai pas entendu parler jusqu'à ce que je tombe dessus. Un peu comme "Like Grains of Sand", c'est le genre de cinéma un peu "caché" mais que j'adore. Le film date de 2005. Il y a tout de même la présence de Maki Horikita, ce qui est un élément non négligeable ! Je classerais ce film dans la catégorie thriller, et drame. L'univers est en grande majorité assez sombre. Voici le résumé, pour vous donner une vue d'ensemble :
     

    "Alors qu’elle est en voyage scolaire et qu’elle s’amuse avec ses amies, Kanako doit soudainement rentrer à Tokyo. Une fois arrivée, elle apprend que toute sa famille a été tuée.

    Quelques années plus tard, Kanako a réussi à retrouver une vie normale mais elle décide soudainement de rencontrer la fille de l’homme qui a tué toute sa famille. S’en suivra le début d’une relation étrange qui mènera les deux jeunes femmes sur des chemins tortueux."

    C'est du cinéma japonais, cela ne plaît certainement pas à tout le monde ! Le résumé renvoie une image vraiment dark, mais j'aime ce genre d'histoires, et je dois dire que je suis rarement attirée par tout ce qui est purement comique ou les choses qui ne prennent pas la tête. Bon, bien sûr, comme tout le monde, il arrive des moments où j'ai besoin de voir des choses "légères", mais on va dire que mon style de prédilection qui domine c'est tout ce qui est thriller. Sombre et intéressant, mais qui ne verse pas dans l'horreur non plus, un équilibre parfait ! Parce que le thriller et le film d'horreur, ce sont deux genres différents, qui peuvent parfois être mélangés mais qui à mes yeux restent bien distincts. Je préfère largement le premier genre. J'adore par dessus tout ce qui est psychologique et ce qui joue sur le côté mental, ainsi que tout ce qui est visuellement captivant et un peu choquant ( ce n'est pas pour rien que j'aime Shiina Ringo ). Je parlais avec ma mère récemment du film "Shutter Island" avec Leonardo DiCaprio, qui est un très bon exemple de thriller psychologique. Ce film a des images qui à mon sens bousculent un peu les mœurs, mais c'est un bon point parce que ça me plaît de voir que le réalisateur a osé faire ça, a osé montrer les choses telles qu'elles sont, sans concessions. Et le film Shinku a réuni à peu près tous les éléments que j'apprécie dans le cinéma, avec quelques scènes choc. L'impasse n'a parfois pas été faite et on y va cash.

     

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    J'ai beaucoup aimé, pour pleins de raisons.

    Tout d'abord, la relation entre les deux personnages principaux, est comment dire... assez spéciale et ambiguë, comme cela a été spécifié dans le résumé, en parlant d'une "relation étrange". Je pense sincèrement que certains éléments sont difficiles à comprendre et à saisir. Il y a ce crime qui les rapproche, et c'est déjà un élément très particulier. La fin a quelque chose de plutôt surprenant, disons que ce n'est pas un truc auquel on s'attend forcément. Certains, à mon avis, n'auront rien vu venir du tout ! Personnellement, elle m'a énormément plu. ^^"

    C'est presque 2 heures de film. Quelques moments pourraient paraître un peu longs, comme par exemple le début, mais heureusement ils n'occupent pas une grande place non plus. J'insiste encore une fois que c'est japonais et que donc il y a une manière de voir les choses et de tourner assez singulière. Néanmoins, quand on connaît la culture nippone et qu'on baigne dedans tous les jours, c'est pas un truc qui va sauter aux yeux à mon avis. Quand tu es vraiment passionné d'un pays, tu t'imprègne de la culture, ça te changes ton point de vue sur différentes choses et c'est plutôt impressionnant de voir à quel point.

    Tous ceux qui l'ont vu s'accordent pour dire que Shinku c'est spécial, c'est particulier etc. C'est pas du cinéma tous publics et c'est surtout pas très conventionnel. Mais, quand on me connaît bien, on sait que moi, j'accroche à tout ça, parce que je suis moi-même un peu unique. Si vous me ressemblez, ne serait-ce que légèrement, n'hésitez pas à tenter l'aventure, cela pourrait vous plaire.

     

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    Pour conclure, je dirais que Shinku est un film qui tend à être fascinant et qui m'a certainement enrichi, d'une manière ou d'une autre. Cela me donne vraiment envie d'en découvrir encore et toujours plus sur le cinéma japonais.

    D'ailleurs, j'ai quelques films japonais qui me font de l’œil... tels que Gohatto de Nagisa Oshima, ainsi que plusieurs autres films avec la présence de Takeshi Kitano, réputé pour être un très grand acteur japonais, que je n'ai vu que dans Battle Royale. Quelle ignorante je suis, ça me dérange, il est temps que je me cultive davantage bientôt !


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    Beaucoup d'entre vous savent que la chirurgie esthétique et les coréens, c'est vraiment une grande histoire d'amour. C'est quelque chose que l'on fait énormément là-bas, bien plus que chez nous, qu'au Japon, ou encore dans n'importe quel autre pays. Quand on demande aux coréens "pourquoi faire de la chirurgie esthétique ?", ils nous répondent "tout simplement parce que ça rend plus beau !". La chirurgie esthétique en Corée du Sud semble être quelque chose qu'on ferait presque trop facilement.

    Je dois dire que quand j'ai appris, il y a un bon moment désormais, que presque TOUS les sud-coréens faisaient de la chirurgie esthétique au cours de leur vie, j'ai été profondément choquée. Parce que je pense sincèrement que c'est mal, qu'il y ait tant de gens dans ce pays qui décident de se faire refaire la face.

    La chirurgie esthétique est aujourd'hui un passage obligatoire, une étape à franchir pour correspondre aux normes de la société sud-coréenne. Il y a une certaine pression sociale qui est exercée sur chaque citoyen : de nos jours, les parents offrent à leur enfant une opération dès qu'il devient majeur. Il paraît que là-bas, c'est considéré comme étant un beau cadeau, quelque chose qu'on peut être fier d'offrir à son enfant. Et les jeunes sont bien souvent reconnaissants envers leurs parents. En France, nous avons une vision bien différente de la chose : peu de gens passent par la chirurgie esthétique.

    Il faut dire qu'à force de tous se faire opérer, est-ce que les coréens ne commenceraient pas à tous se ressembler, lentement mais sûrement ?

     

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    Des affiches faisant la promotion de la chirurgie esthétique.

    Une chose importante à savoir est qu'en Corée du Sud, on va même jusqu'à retoucher les cartes d'identité des citoyens, pour que chacun paraisse un minimum présentable et beau... Cela ne fait aucun doute que le pays est dominé par une forte envie de posséder un peuple rempli de "belles gueules" si je puis dire. Le physique, l'apparence, tout ça a l'air de grandement compter, et à mon sens, bien trop.

    J'ai eu l'occasion de parfois tomber sur des reportages à la télévision qui traitaient justement de l'addiction des coréens à la chirurgie esthétique. J'ai pu voir que certaines personnes avaient du mal à trouver du travail, juste parce qu'elles n'avaient pas fait d'opération. C'est assez choquant je dois dire.

    La chirurgie esthétique n'a pas que des mauvais côtés, et c'est bien vrai qu'on peut devenir plus joli(e) quand on en fait. Quelques petits exemples concrets :

     

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    Parce que concrètement, les coréens sont vraiment très loin d'être tous très beaux et parfaits à la naissance. J'ai envie de dire que la chirurgie esthétique les embellit largement alors, mais ce qui me dérange, c'est que beaucoup trop de gens en font, et que c'est devenu quelque chose qu'on doit effectuer. Ce genre d'opération ne doit jamais être une obligation.  Aujourd'hui, il y a beaucoup trop de jeunes, beaucoup trop de gens qui ne sont plus eux-mêmes, d'une certaine manière. On peut clairement dire "bye bye" au naturel. 

    Dans la kpop, je parie qu'il n'y a AUCUNE star qui n'est pas passée par la case chirurgie. Vraiment, ils sont tous refaits, tous "reconstruits". Pour certains, ça se voit plutôt bien, d'ailleurs. Il suffit de voir des photos avant/après, et c'est là qu'on réalise à quel point ils ont changés, et surtout, à quel point ils étaient comme vous et moi avant de se faire scalper. C'est pas que nous sommes tous forcément moches, nous qui n'avons pas fait de chirurgie, loin de là ! Mais c'est pas du tout pareil, le physique n'est pas le même.

    Au Japon la chirurgie esthétique est bien moins fréquente, je dirais que c'est à peu près comme en France. Il n'y a pas cette sorte d'obligation qui plane au dessus de nos têtes, on ne se fait pas rejeter parce qu'on est complètement authentique.

    Pour partager mon avis personnel, je dois dire qu'à la base, je n'ai rien contre la chirurgie esthétique. Je ne trouve pas que c'est quelque chose qui est forcément négatif. Certaines femmes peuvent avoir envie de se refaire le corps ou le visage ( ou alors certains hommes, même si généralement c'est plus les femmes ) pour certaines raisons, mais quand ça devient trop, quand ça devient excessif, je ne suis pas vraiment en accord. Il y a certains défauts qu'on peut s'autoriser à corriger, mais quand on se refait de la tête au pied, on est vraiment complètement dénaturé, on est plus la personne qu'on était à l'origine. Aussi, quand la chirurgie devient un élément important dans la vie, comme en Corée du Sud, je commence sérieusement à ne pas approuver. Cela devrait être un choix, et non pas un devoir. Quand on commence à être écarté de la société juste parce qu'on est soi-même ( et cela vaut pour d'autres domaines, pas seulement la chirurgie ), eh bien c'est réellement désolant.

     

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    Une petite anecdote à ce sujet... un groupe de kpop nommé "Six Bomb" a récemment fait parler de lui, car chaque membre a subi des opérations... rien que pour un nouveau single autour de la chirurgie esthétique ! C'est prendre ce genre de choses à la légère, alors qu'on touche quand même à son identité. Bon, de toute manière, je n'aime pas ce groupe, les chansons ne sont pas terribles. xD

    Avec des milliers et des milliers d'interventions chaque année, on peut dire que c'est devenu quelque chose de très courant.

    A priori, la Corée du Sud est un pays où il fait bon d'être superficiel...


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  • Résultat de recherche d'images pour "like grains of sand film ayumi hamasaki"
     

     

    Hier, j'ai voulu regarder un film. Plus précisément un film japonais. Des films japonais, pour le moment, je dois vous avouer ne pas en avoir vu beaucoup. Mais avec le temps, je promets que mes connaissances en terme de cinéma nippon vont augmenter, je ne souhaite que m'enrichir après tout. ^^ Je suis curieuse à propos de beaucoup de choses.

    J'ai cherché dans une catégorie de films bien particulière : les films LGBT. Je me suis demandé s'il existait des films intéressants dans ce domaine, faits par des japonais. Je dis intéressant, parce que tous les films qui traitent de ce genre de relation ne se valent pas. Comme dans n'importe quelle autre catégorie, il y a toujours du bon ainsi que du mauvais. C'est là que je suis tombée sur "Like Grains of Sand". Le résumé était simple mais efficace, et il ne m'a pas fallu beaucoup de temps pour être décidée à le regarder. Le voici : "Ito, jeune collégien japonais, est amoureux du beau Yoshida qui ne se doute pas des sentiments réels que son meilleur ami éprouve pour lui.
    De son coté, Yoshida hésite entre la gentille Shimizu et Aihana, la rebelle de la classe..." J'ai regardé ce film en version originale sous-titrée en anglais. Je n'ai pas trouvée de version sous-titrée en français sur Internet, alors je me suis rabattue sur l'anglais, parce que je voulais absolument le voir. Je ne parle pas entièrement anglais, mais j'ai un niveau de compréhension qui me permet de comprendre beaucoup de choses tout de même. Alors, ça ne m'a quasiment pas dérangé, et j'ai saisi toutes les informations. Le film date de 1995, il pourrait paraître légèrement vieillot à certains, mais franchement, il se regarde très facilement, en tout cas pour ma part.

     

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    Je me suis dit que ça allait certainement être très rafraichissant pour moi : j'avais besoin de voir une histoire d'amour un peu moins "banale" si je puis dire. Celle-ci a retenue mon attention. Bon, j'ai déjà vu des films avec des histoires d'amour LGBT ( par exemple, "Yes or No" et "Yes or No 2", qui sont des films thaïlandais, c'était sympa mais sans plus je dois dire ) mais je voulais en voir davantage. Je n'ai pas été déçue du film ! Les acteurs jouent correctement leurs rôles. Ce n'est pas du tout le genre de jeu d'acteur pas crédible et débile qu'on peut voir dans certains dramas. D'ailleurs, Okada Yoshinori, qui joue le rôle principal à mes yeux ( Shuji Ito ) m'a en quelque sorte captivé. J'ai trouvé qu'il se démarquait vraiment des autres, et qu'il possédait un certain talent.

    Certaines scènes sont fortes. Elles sont bien tournées et plutôt troublantes. Le personnage d'Ito est un personnage un peu tourmenté, un peu perturbé même. C'est quelqu'un de bien, mais qui n'est pas compris par les autres. Il est différent, ce qui lui vaudra le rejet de certains de ses camarades. Camarades que j'ai d'ailleurs eu envie de tuer à certains moments, à cause de leur stupidité extrême ( il faut dire, que je supporte assez mal la discrimination x) ). Malheureusement ce sont des scènes, des moments qui arrivent trop souvent dans la vie réelle. Combien de fois pouvons-nous entendre des insultes, des propos homophobes autour de nous ? Au collège c'est plutôt vraiment courant. Mais ce que je constate, c'est que même adulte, certains continuent leurs moqueries, ou pensent qu'être homosexuel n'est pas normal. C'est triste de voir qu'il y a des gens cons à ce point !Image associée
     

     

    Néanmoins, ce que j'ai remarqué, c'est que le meilleur ami d'Ito, Yoshida, essaye d'être compréhensif vis-à-vis de lui. On aurait pu s'attendre à un drame quand Ito a dit "tu sais, je t'aime plus qu'un ami". De l'incompréhension totale aurait pu surgir. Mais non. Au lieu de cela, Yoshida a tenté de comprendre, de ne pas le rejeter trop brutalement, et ça, c'était vraiment cool. Malheureusement, Yoshida ne ressentait pas forcément les mêmes sentiments pour son pote, mais il lui a dit de ne pas s'inquiéter, que le fait qu'il soit gay ne le dérangeait pas. C'est ça, un vrai ami !

    C'est par contre bouleversant de voir à quel point Ito souffre de cet amour à sens unique. Il voudrait tellement que Yoshida ressente la même chose, mais comme ça n'arrive pas, il se sent en quelque sorte démoralisé. Ce qui est un sentiment tout à fait naturel et normal, car n'importe qui finit par se sentir mal s'il n'est pas aimé en retour, je suppose. Ito semble porter tout le poids du monde sur ses épaules, à certains moments. Je peux vous dire que c'est quelque chose qui m'a particulièrement percutée. On veut vraiment que tout fonctionne pour lui, mais si la vie était aussi simple, ça se saurait.

     

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    "Like Grains of Sand" n'est pas un film exclusivement triste. Mais comment dire... il est particulier. J'ai ressenti ce que ressentais le personnage d'Ito, je l'ai compris entièrement, alors c'était un mélange d'émotions assez puissantes. Dans le film, il n'y a pas une montagne de dialogues. Bien sûr, ça parle, mais raisonnablement je dirais. Il y a certaines scènes qui seront remplies avec du silence, un certain silence qui laisse à réfléchir, pour mettre l'accent sur les évènements et les sentiments. Je crois que c'est parfois assez profond comme histoire, assez complexe. Il faut aimer ce genre de films, mais moi j'ai littéralement été conquise.

    Le film possède quelques longueurs, quelques scènes qui ne m'ont pas semblé réellement utiles, mais rien de bien conséquent non plus. Je n'ai pas eu l'impression de m'ennuyer.

    Aimer les filles quand on est une fille, ou aimer les garçons quand on est un garçon peut être perçu comme une différence par rapport aux autres, mais ça ne fait pas de nous des êtres humains qui ne seraient pas comme les autres. Il y a toujours pleins de choses qui nous réunissent, et si on y regarde bien, on est pas si différent que ça du voisin qui lui semble être tellement dans les normes que la société exige. Je pense que c'est une pensée que tout le monde devrait avoir. "Like Grains of Sand" est un film qui invite à la tolérance et à l'acceptation d'autrui, sous une forme très intéressante !

    On notera la présence d'Ayumi Hamasaki, célèbre chanteuse japonaise, qui joue le rôle d'Aihara. Ayumi Hamasaki n'est pas une chanteuse dont je suis fan, ce qu'elle fait ce n'est pas vraiment mon genre, mais il me semblait important de préciser qu'elle jouait un rôle plutôt principal dans le film, car il s'agit de quelqu'un de connu au Japon aujourd'hui. ^-^

     

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    "Like Grains of Sand" est un film que je ne vais pas oublier je pense, il a quelque chose de si fort, de si puissant, de si beau. Je pense que je vais essayer de regarder les autres films du réalisateur, Hashiguchi Ryosuke. Je sais qu'il en a fait d'autres sur le thème de la LGBT. A voir ce que ça pourrait donner.

    Une belle histoire, qui n'est clairement pas sans intérêt, et je n'ai absolument pas eu l'impression d'avoir perdu mon temps en consacrant 2 heures de ma vie à visionner cette réalisation. Je suis même très heureuse d'avoir tenté l'expérience.


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